Il y a un truc que je n'explique jamais aux gens de passage : à Paris, on ne mange pas de pâtisserie n'importe quand, n'importe où. On a ses heures, ses coins, et une liste courte qu'on sort sans réfléchir. Voilà mes meilleures pâtisseries de Paris, celles que je défends bec et ongles, quartier par quartier. Le flan, la tarte, le sablé et le classique : j'ai tout testé pour toi.
Cyril Lignac, le flan qui ne triche pas
On peut se moquer des enseignes à la télé et des vitrines qui brillent trop, mais le flan vanille de Cyril Lignac, lui, je le défends sans honte. La part coûte 5,50 €, elle tient debout toute seule, et surtout : pas d'œufs dans la crème. Juste de la vanille posée sur une pâte feuilletée. Je passe le prendre rue Paul Bert, à dix minutes de chez moi, et je le mange sur le chemin du retour, avant même qu'il refroidisse.
Yann Couvreur, la tarte au citron qui claque
Quand j'ai besoin d'une tarte au citron franche, j'allonge le pas jusqu'à Yann Couvreur, avenue Parmentier. La sienne est acidulée comme il faut, avec une pâte sablée qui se tient et une meringue qui ne sucre pas trop. Compte autour de 6 € le gâteau individuel, ce qui reste honnête pour ce niveau-là. Et si tu hésites, son Paris-Brest revisité vaut le détour.
Le meilleur test d'une pâtisserie parisienne, ce n'est pas le macaron. C'est le flan. Si le flan est bon, tout le reste suit.
Bontemps, le goûter du Marais
Bontemps, c'est l'adresse où j'emmène mes amies qui jurent qu'elles n'aiment pas le sucré. Deux sœurs, une obsession : le sablé. Leur pâte est très peu sucrée, friable, avec une pointe de fleur de sel, et elle sert de base à tout. Les mini-sablés fourrés tournent autour de 6 €, les tartes de saison à 8 €, et l'automne, les figues et les pommes y sont divines. Alors note bien : fermé lundi et mardi.
Sébastien Gaudard, les classiques sans chichi
Et puis il y a Gaudard, rue des Martyrs, pour les jours où je veux du classique bien fait. Un éclair au café, un Paris-Brest, une tarte aux fruits qui change avec la saison. Les prix y sont étonnamment doux, on trouve des pâtisseries entre 3 et 5 €. La rue des Martyrs est gourmande du haut en bas, et on peut repartir avec une religieuse sans se sentir volée. C'est mon adresse "retour aux sources".
Mon ordre, si tu n'en gardes qu'un
Bref, si tu ne dois retenir qu'une chose : le flan de Cyril Lignac d'abord, la tarte au citron de Yann Couvreur ensuite, Bontemps pour le goûter et Gaudard pour les classiques. Et si tu es plutôt chocolat que pâtisserie, j'ai aussi mes quatre adresses de chocolat chaud pour les jours gris d'automne.
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Coco
