Les meilleures crêperies de Paris, j'ai mis des années à les trier parce que dans le genre, il y a beaucoup de pâtes molles et de galettes réchauffées qui se font passer pour la Bretagne. Une vraie galette, c'est du sarrasin qui craque sur les bords, un beurre salé qui fond et une bolée de cidre brut à côté. Alors je te dis tout : mes trois adresses, celles où je retourne quand j'ai envie de régresser en douceur, la serviette coincée sur les genoux.
Breizh Café du Marais, la galette qui se respecte
Rue Vieille-du-Temple, Breizh Café est la crêperie qui a rendu la galette chic sans lui enlever son âme. Le patron, Bertrand Larcher, travaille la farine de sarrasin bio de Bretagne et ça se sent : la pâte a du goût, pas seulement de la texture. Moi je prends la complète, œuf miroir, jambon artisanal, comté, 11,80 euros. Et je commande le cidre qu'ils ont choisi, parce que là-bas, boire de l'eau plate avec une galette, ce serait un gâchis.
Josselin, la double de Montparnasse
Rue du Montparnasse, il y a souvent une file devant la façade bleue de Josselin, et il faut la prendre au moins une fois. La maison sert des galettes depuis 1977 et sa spécialité, c'est la galette double : plus épaisse, moelleuse au centre, croustillante sur les bords. Une galette salée coûte entre 6,50 et 13,50 euros, une crêpe sucrée entre 6,50 et 9,50. Le décor en bois sombre et en cuivres n'a pas bougé depuis des décennies, et c'est exactement pour ça qu'on y retourne.
Une bonne galette, c'est du sarrasin qui craque, du beurre salé qui fond, et rien d'autre qui fait semblant.
Breizh Café du canal, pour finir une balade
Quand je remonte du canal Saint-Martin et que la faim me rattrape, je file au Breizh Café du quai de Jemmapes, au 112. C'est ma version tranquille : une galette au bord de l'eau, un cidre, et on regarde passer les péniches. C'est ouvert sept jours sur sept de 11h30 à 22 heures, donc pas besoin de réfléchir au jour de la semaine. Et franchement, une galette chaude après une heure de marche le long des écluses, il n'y a pas mieux pour se réconcilier avec la ville.
Bref, si tu ne devais retenir qu'une chose : le Marais pour le cidre pointu, Montparnasse pour la double et le décor, le canal pour la simplicité. Et une dernière chose de Parisienne, une galette ça se mange sans façon, parfois même pliée en deux dans une serviette en papier, debout devant la devanture. C'est ça, mon Paris de la galette.
À lire aussi : Mes chocolats chauds pour finir le repas · Mes bistrots de quartier · Toutes mes adresses dans le carnet
Coco
