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Mon ParisBalade · 6 min de lecture

Coulée verte Paris : ma balade suspendue au-dessus de la ville

4,5 kilomètres de jardin au-dessus des voitures, de Bastille jusqu'au bois de Vincennes. Mon itinéraire, mes accès et le meilleur moment pour y être.

Coco · 30 septembre 2026
Illustration carnet d'une promenade plantée suspendue au-dessus d'une avenue parisienne bordée d'arbres et de façades
Au niveau des frondaisons, l'avenue Daumesnil devient un bruit de fond.

La Coulée verte de Paris, c'est la balade que je sors aux copains qui me jurent que Paris, c'est du béton et du bruit. Tu pars de la Bastille, tu montes un escalier, et d'un coup tu marches entre les arbres, trois mètres au-dessus des voitures. Quatre kilomètres et demi de jardin suspendu jusqu'au bois de Vincennes, sans jamais croiser un feu rouge. Et le mieux, c'est que les touristes n'y sont pas. On y croise des gens du quartier, un chien ou deux, personne ne te bouscule.

Ça démarre derrière l'Opéra Bastille

Le départ, je le prends toujours rue de Lyon, derrière l'Opéra Bastille. C'est là que les escaliers grimpent vers la promenade. En bas, tu as l'avenue Daumesnil et ses 71 arcades de briques rouges, le Viaduc des Arts. Des ébénistes, des luthiers, des céramistes qui travaillent la vitre ouverte. Je m'arrête deux minutes, toujours, juste pour les regarder faire. Puis je monte, et là, c'est une autre ville qui commence.

Viaduc des Arts
Avenue Daumesnil, 12e · Métro Bastille (lignes 1, 5, 8) · Les 71 arcades d'ateliers d'artisans

Trois mètres au-dessus des voitures

Le truc qui fait tout, c'est la hauteur. On marche au niveau des frondaisons, on frôle les balcons, on surplombe l'avenue Daumesnil sans entendre autre chose que le vent et les oiseaux. C'est la première promenade plantée du monde, née sur une ancienne ligne de chemin de fer qui reliait la Bastille à la Varenne-Saint-Maur, désaffectée en 1969. On est en train de marcher sur des rails oubliés, sauf que tout a été gardé : les ponts, les passerelles, les tranchées.

Marcher dans les arbres pendant que les voitures roulent en dessous, c'est le genre d'illusion que seule Paris sait offrir.

La roseraie du jardin de Reuilly

Au bout du Viaduc, la promenade redescend au niveau de la rue, et on traverse le jardin de Reuilly. Pelouse, roseraie, bancs au soleil. C'est mon point de ravitaillement au milieu du parcours : je m'assois, je mange un truc ramené de chez moi, et je regarde le 12e vivre. Le quartier n'a rien de touristique, et c'est exactement pour ça que j'aime cette partie. On y croise des familles, des gens qui lisent, des vieux qui font leurs pas. La vraie ville, quoi.

Jardin de Reuilly
Avenue Daumesnil, 12e · À mi-parcours · Pelouses, roseraie et bancs
L'astuce de Coco : pars tôt, côté Bastille. Tu auras la lumière dans le dos, la promenade pour toi toute seule, et tu finiras vers Vincennes pour pique-niquer au bois. Le week-end, vise avant 11h, après c'est le défilé des joggeurs.

La deuxième moitié, sauvage et presque secrète

Après Reuilly, on enchaîne l'allée Vivaldi, des tunnels, des tranchées, et la végétation se referme. Des liserons, des pavots sauvages, des coins où l'on se croirait sorti de Paris. Et puis la promenade glisse vers la porte Dorée et le bois de Vincennes. Là, j'ai gagné : quatre kilomètres et demi de vert, sans un seul croisement à attendre.

Mon itinéraire, en clair

Voilà. Une balade gratuite, ouverte tous les jours dès 8h (9h le week-end), et qui me réconcilie avec la ville à chaque fois. Si tu veux continuer dans le même esprit, la Petite Ceinture, mon autre balade sur des rails oubliés, est juste à côté.


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Coco

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