Rouen en une journée, c'est mon échappée préférée quand Paris commence à me serrer un peu trop. Je monte dans un train à Saint-Lazare, je me pose une heure vingt, et je descends dans une ville où je peux de nouveau lever les yeux sans me prendre une valise dans les tibias. Alors voilà mon itinéraire, testé et retesté, dans l'ordre où je le fais.
Le train, et c'est réglé
Tout part de la gare Saint-Lazare, direction Rouen Rive Droite. Le TER est direct, il met entre une heure quinze et une heure trente selon le créneau, et il y en a une trentaine par jour, du premier à 5h46 au dernier à 22h15. Je vise celui de 8h ou 9h pour être dans le centre avant la foule. Côté prix, on trouve des billets dès 10 euros en réservant un peu à l'avance, et le bus descend même à 6 euros si on a le temps. Bref, c'est moins cher qu'un brunch de dimanche.
La cathédrale, le nez en l'air
Dix minutes à pied de la gare, et elle est là, la cathédrale Notre-Dame. Celle que Monet a peinte une trentaine de fois, à toutes les heures et dans toutes les lumières. Sa flèche en fonte culmine à 151 mètres, la plus haute de France, et la façade en dentelle de pierre mérite qu'on s'arrête vraiment. L'entrée est libre. Moi je m'assois sur le parvis cinq minutes, et j'attends que mes yeux s'habituent.
Le Gros-Horloge et les ruelles à colombages
De la cathédrale, je file rue du Gros-Horloge, la rue piétonne bordée de maisons à colombages. Au milieu, l'arche du Gros-Horloge, avec son cadran astronomique de la Renaissance et, au-dessus, un beffroi qui se grimpe pour le panorama. Passer dessous, c'est un rituel. Et mon vrai plaisir, c'est de me perdre dans les ruelles autour, là où il n'y a presque personne et où chaque façade penche un peu.
Rouen se visite la tête en l'air. Si tu regardes tes pieds, tu rates la moitié de la ville.
La place du Vieux-Marché, et le poids de l'histoire
Ensuite, la place du Vieux-Marché. C'est ici que Jeanne d'Arc a été brûlée le 30 mai 1431, et aujourd'hui l'église Sainte-Jeanne-d'Arc, toute en courbes des années 1970, garde des vitraux Renaissance sauvés d'un autre édifice. La nef en bois ressemble à une coque de bateau retournée, et l'effet est saisissant, même pour moi qui ne suis pas très églises. Autour, les terrasses s'alignent. Et c'est là que je déjeune.
L'aître Saint-Maclou, ma découverte préférée
Je garde la fin pour l'aître Saint-Maclou, au 186 rue Martainville. C'est un ancien ossuaire du XVIe siècle, l'un des derniers cimetières à galeries de France, tout juste restauré après deux ans de travaux. Les poutres sont sculptées de crânes et d'os, les colonnes racontent une danse macabre, et c'est à la fois fascinant et un brin lugubre. Aujourd'hui, le lieu accueille des expos et des artisans. Personne n'y va, ou presque, et c'est justement pour ça que j'adore.
Mon itinéraire, en résumé
- 8h ou 9h : TER direct depuis Saint-Lazare, arrivée à Rouen Rive Droite.
- 10h : cathédrale Notre-Dame, entrée libre, le nez en l'air.
- 11h : rue du Gros-Horloge et les ruelles à colombages.
- 12h30 : déjeuner place du Vieux-Marché, chez La Couronne.
- 14h : aître Saint-Maclou, l'ancien ossuaire.
- 15h30 : flânerie le long des quais, retour vers la gare.
Voilà ma journée type à Rouen. Rien de sorcier, juste le bon ordre et la bonne lumière. Et si tu veux rester dans l'ouest, je t'emmène aussi à Giverny ou à Chartres, j'ai tout noté pour toi.
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Coco
