Les passages couverts de Paris, j'en ai entendu parler pendant des années avant de vraiment m'y intéresser. Et puis un dimanche de pluie, j'ai eu le déclic. Au lieu d'annuler ma balade, j'ai tracé un itinéraire de passage en passage, du 2e au 9e, et je suis rentrée avec une vraie obsession. Voilà mon parcours, dans l'ordre.
Galerie Vivienne, le point de départ rêvé
Je commence toujours par la Galerie Vivienne, dans le 2e. C'est la plus belle, et je le dis sans hésiter. Mosaïque au sol, verrière immense, arcades néoclassiques : on se croirait dans un décor de film. Les boutiques sont haut de gamme (librairie ancienne, créateur de mode, cave à vin), mais on peut très bien flâner sans rien acheter. Le matin vers 10h30, c'est presque vide, et la lumière qui traverse la verrière est juste parfaite.
De là, je traverse la rue Vivienne et je passe par la Galerie Colbert, juste en face. Elle est moins spectaculaire mais elle a une rotonde magnifique sous une coupole de verre. C'est l'Institut national d'histoire de l'art aujourd'hui, alors c'est hyper calme. Je m'y arrête cinq minutes, le temps de lever la tête, et je repars.
Passage du Grand-Cerf, le plus impressionnant
Dix minutes à pied vers le nord, et j'arrive au Passage du Grand-Cerf, rue Saint-Denis. C'est le plus haut de Paris, avec sa verrière à presque douze mètres, et on y trouve des créateurs de bijoux, des designers, des ateliers d'artisanat. C'est moins touristique que la Galerie Vivienne et c'est exactement pour ça que je l'adore. Je m'achète parfois une bougie chez un artisan du coin, et je repars avec le sourire.
Les passages couverts, c'est le Paris d'avant les grands magasins. Celui où on flânait au sec, où on regardait les vitrines sans se presser.
Le trio des Grands Boulevards
Ensuite, je remonte vers les Grands Boulevards. Là, trois passages s'enchaînent presque sans interruption : le Passage des Panoramas, le Passage Jouffroy, et le Passage Verdeau. C'est le coeur du parcours.
Le Passage des Panoramas, c'est le plus ancien de Paris (ouvert en 1800, rien que ça). Aujourd'hui, c'est le repaire des collectionneurs : cartes postales, timbres, autographes. Et surtout, il y a des restaurants. Le Caffè Stern, un ancien atelier de gravure transformé en restaurant italien, est une petite merveille. J'y vais pour le cadre, pas pour le prix (c'est pas donné, comptez 30 euros le plat).
Le Passage Jouffroy, je l'aime pour son plancher de bois qui craque, ses vieilles librairies et surtout l'entrée du Musée Grévin qui donne directement dedans. Et le Passage Verdeau, juste après, c'est le paradis des antiquaires : vieux appareils photo, livres anciens, meubles Art déco. Même sans rien acheter, on passe une heure à fouiner.
Je termine par un café
Après deux heures de marche et cinq passages, je m'arrête toujours au même endroit : un café tout simple rue de la Grange-Batelière, à la sortie du Passage Verdeau. Je commande un noisette, je relis mes notes, et je me dis que Paris est vraiment la plus belle ville du monde quand on sait où regarder.
Voilà mon parcours des passages couverts. Un après-midi, zéro goutte de pluie, et le sentiment d'avoir voyagé dans le temps. Si tu veux continuer la balade, le canal Saint-Martin est à vingt minutes à pied vers l'est, je t'emmène.
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Coco
